La cité médiévale de Saint-Macaire a tenu un rôle important au XIVe siècle. À tel point que lorsque l’Angleterre régna sur l’Aquitaine, la commune fut inscrite au rang de « ville royale
d’Angleterre » en 1341. Cité marchande située à environ 30 kilomètres de Bordeaux, Saint-Macaire s’est notamment développée grâce au commerce du vin et au transport fluvial.
Le lieu conserve de cette époque un patrimoine riche. De plan semi-hémisphérique, elle est entourée de remparts qui ont été construits au XIIIe siècle. Jusqu’au XVIIesiècle, la Garonne coulait au pied de ces remparts. Au nord, la porte de Benauge était la principale porte d’accès à la vieille ville. À la sortie du faubourg est, la porte du Thuron protégeait le premier port de Saint-Macaire, ainsi que la rue qui le reliait à la place du marché. Du côté ouest, on retrouve la porte Rendesse, une tour carrée qui permettait de rejoindre le deuxième port.

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La ville est également dotée d’un château, le château de Tardes, situé au cœur de la ville ancienne. À l’origine, c’était une maison forte médiévale de cinq niveaux, bâtie vers le XIIIe ou le XIVe siècle et transformée ultérieurement en hôtel particulier de style Renaissance avec un escalier à vis et l’édification d’une tour hexagonale.
La place Mercadiou (qui signifie « marché » en gascon), construite sur un plan trapézoïdal de 1 500 m2, est encadrée par des arcades jumelées, s’ouvrant au pied des maisons sur de véritables rues couvertes. Bien qu’elle ne soit pas une bastide, cette architecture y fait penser. La cité conserve également de nombreuses habitations médiévales. Citons la maison Messidan datée de la fin du XIIe ou du début du XIVe siècle, ou encore la maison Roque du début du XIVe siècle.
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Le patrimoine religieux n’est pas en reste avec notamment l’église Saint-Sauveur-et-Saint-Martin (XIIe-XVIIe siècles), façonnée en pierre de taille calcaire. Elle présente l’originalité de posséder une nef romane et un mode de couvrement gothique. Non loin de là, on trouve aussi le cloître Saint-Sauveur (XIIe et XVe siècles) qui dépendait d’un prieuré bénédictin disparu, et dont il ne reste qu’une partie de son aile méridionale.














