Vaste ensemble de plus de 7 800 hectares, le domaine est ancré sur quinze communes. Les parties les plus célèbres du domaine sont le château, les Grandes Écuries et le parc. L’immense forêt de plus de 6 300 hectares, confiée à l’Office national des forêts, est un véritable poumon de la nature au nord de Paris. On peut aussi citer son golf de dix-huit trous et son hippodrome. Celui-ci, avec son centre d’entraînement, accueille chaque année 2 000 chevaux.
Pénétrons sur le site par les Grandes Écuries (les plus grandes d’Europe) érigées de 1719 à 1735 par Jean Aubert pour le prince de Condé. Véritable palais pour chevaux, il magnifie l’animal par un décor sculpté remarquable et des espaces imposants. Des sculptures de pierre ornent les frontons : des chevaux, des trophées militaires et Diane la chasseresse.
À l’intérieur, les deux nefs accueillent des stalles pouvant recevoir 240 chevaux le long des 180 mètres de sa longueur.
Le dôme central s’élève à près de 28 mètres de hauteur. Sa somptueuse fontaine rocaille sert d’abreuvoir aux animaux. Elles sont utilisées comme théâtre des spectacles de la Compagnie équestre, et abritent le musée vivant du Cheval décrit par ailleurs.

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Le château et ses trésors
Visitons le château reconstruit sur les restes de celui démoli en grande partie à la Révolution. Le duc d’Aumale, fils du roi Louis-Philippe, le fit ériger entre 1876 et 1882. Il y installa ses importantes collections de livres précieux et d’objets d’art acquis au fil du temps. Décédé en 1897 sans descendance, il légua cet ensemble unique à l’Institut de France sous la condition que sa destination reste un musée pour tous.
C’est bien le cas avec ses galeries abritant de nombreux chefs-d’œuvre comme dans le Santuario, deux œuvres majeures de Raphaël : Les Trois Grâces et La Madone de la maison d’Orléans. Elles abritent la deuxième plus grande collection de peintures anciennes en France, après celle du Louvre.
La visite des Grands Appartements nous fait découvrir un luxe d’un autre temps. Quant au parc de 115 hectares, il réunit trois époques. Le jardin à la française, dessiné par Le Nôtre au XVIIe siècle, se distingue par ses bassins, ses jets d’eau et sa statuaire abondante. Le jardin anglo-chinois créé en 1775, avec son hameau de maisonnettes qui servit de modèle au petit Trianon de Versailles. Enfin, le jardin anglais daté de 1817, un lieu champêtre par excellence. Nous avons là un témoignage unique du rapport entre l’homme et la nature en Occident.













