Le château de Compiègne est une ancienne résidence royale et impériale et est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1994.
Quatre palais se sont succédé à Compiègne, le premier date du Moyen Âge. Au XIVe siècle, Charles V fait construire un nouveau château, où séjourneront tous les rois de France jusqu’à Louis XIV. Mais le château tel qu’on le connaît aujourd’hui est l’œuvre de l’architecte de Louis XV, Gabriel. Ce dernier a détruit le château original, reconstruit et transformé l’édifice. Louis XVI poursuit son édification pour qu’il devienne un monument royal.
Après la Révolution, le château est aménagé, sous l’ordre de Napoléon Ier pour accueillir sa seconde femme, l’impératrice Marie-Louise. Le lieu deviendra ensuite le séjour de choix de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie, c’est ici qu’avait lieu les « Séries de Compiègne », accueillant chaque année pendant une semaine les plus grandes figures couronnées de Paris.

Sous Louis XV, le décor intérieur de l’appartement du roi est voué à la chasse avec des portraits de chiens, des cartes de forêt, ou encore des tapisseries dédiées à cette thématique. Mais sous le Premier Empire, le décor est entièrement remanié avec un ensemble de mobilier de style impérial. Sous la direction de Louis-Martin Berthault, l’Empire utilise des couleurs vives et contrastantes. À la Restauration, les décors ont été peu changés. En revanche, le mobilier est en partie modifié sous le Second Empire, de même pour le décor de certaines pièces. Aux côtés de Versailles et de Fontainebleau, Compiègne est l’une des trois plus importantes résidences royales et impériales de France.

Lire aussi : Pierrefonds : un village, un château
Le parc du château de Compiègne est un élément phare de la propriété. Le projet d’un jardin à la française au XVIIIe siècle par Gabriel promettait un jardin avec cinq terrasses et des parterres de broderies, mais il ne fut jamais achevé. Seuls les quinconces de tilleuls qui encadrent le jardin subsistent. C’est l’architecte Berthault qui termine le travail à partir de 1810, et met en place un jardin paysager de 40 hectares, empreint de l’influence naissante du romantisme. On retrouve un prolongement naturel à la forêt de Compiègne et un Jardin des Roses dessiné en 1820, à proximité d’une serre tempérée. Le petit parc du château est classé monument historique depuis 1994 et labellisé « Jardin remarquable » depuis 2004.
Plusieurs musées
Le château abrite également plusieurs musées. Le musée national de la Voiture s’est implanté en 1927. Inauguré par Édouard Herriot, alors ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, le musée conserve une collection d’une centaine de véhicules hippomobiles du XVIIe au début du XXe siècle et une trentaine d’automobiles. Une section est également consacrée aux pièces illustrant les domaines du transport ferroviaire.
Si vous visitez le château, vous pourrez aussi découvrir le musée du Second Empire, qui abrite de nombreux portraits reflétant le visage de la haute société à l’époque de Napoléon III.
Enfin, le musée de l’Impératrice conserve l’ensemble le plus important de souvenirs de la famille impériale, dernière régnante française au niveau national et international. Un grand nombre d’objets présentés proviennent de l’impératrice elle-même. Ce musée est rempli de ses souvenirs et de celui de son fils unique, héritier du trône décédé en 1879. Une visite qui peut être complétée avec celles des appartements historiques et du musée du Second Empire qui illustrent la vie de Napoléon III.















