Au cœur du centre historique de Dijon, l’église Notre-Dame témoigne de l’excellence de l’architecture gothique du XIIIᵉ siècle et demeure l’un des monuments emblématiques de la capitale bourguignonne.

Doyenne des églises de Dijon, Notre-Dame est considérée comme un chef-d’œuvre d’architecture gothique du XIIIe siècle. Classée au titre des monuments historiques depuis 1840, elle est située au cœur des 97 ha du secteur sauvegardé de Dijon, inscrit depuis 2015 au patrimoine mondial de l’Unesco.

Sculptée sur une chapelle attenante à l’église Notre-Dame de Dijon, une petite chouette est devenue le porte-bonheur de la ville : la caresser de la main gauche en formulant un vœu fait partie de la tradition dijonnaise !

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Un élan vertical

Commencée en 1230, l’église Notre-Dame de Dijon fut achevée en 1250. Sa façade se distingue par l’alignement de trois rangées de fausses gargouilles, mises en valeur par de délicates arcatures. Surplombant l’ensemble, Jacquemart rythme la vie dijonnaise depuis 1383. Rapportée de Courtrai par Philippe le Hardi à l’issue d’une campagne militaire, cette horloge animée s’impose comme l’un des emblèmes de l’édifice.

D’une grande sobriété, la nef est rythmée par de massifs piliers cylindriques coiffés de chapiteaux ornés de crochets. Les arcades adoptent le profil caractéristique de l’arc brisé, tandis qu’un triforium aveugle longe l’ensemble. Il se distingue par une frise de colonnettes à chapiteaux, surmontée d’une série de dalles formant une galerie de circulation devant les hautes fenêtres. L’œil attentif sera frappé par l’alternance des colonnes qui soutiennent la voûte, s’élevant tantôt isolées, tantôt groupées par trois, renforçant l’élan vertical.

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Et la lumière fut…

Dès le XIIIᵉ siècle, l’église Notre-Dame de Dijon s’illustrait par ses vitraux, réalisés vers 1235. Aujourd’hui, seuls cinq subsistent dans le croisillon nord du transept, illustrant la vie de saint Pierre et de saint André. À la fin du XIXᵉ siècle, le maître-verrier parisien Édouard-Amédée Didron redonna éclat à cet héritage en créant cinquante-huit verrières pour la nef, le transept et le chœur, inspirées des pièces médiévales. Deux roses monumentales de six mètres dominent le transept : La Création du monde au nord et Le Jugement dernier au sud.

L’abside du sanctuaire s’élève en quatre registres superposés. À la base, un soubassement orné d’arcades tréflées sert de socle à de hautes verrières en lancettes. Plus haut, le triforium, initialement aveugle, fut percé de sept oculi au XVIIᵉ siècle. Le dernier niveau accueille une vaste verrière composée de sept lancettes représentant le Christ entouré des apôtres ou de saints. Particularité de l’édifice, l’absence de déambulatoire rend toutefois difficile l’observation des vitraux latéraux de l’abside.

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