Aux confins de la Haute-Vienne et de la Dordogne, sur la commune de Dournazac, le château de Montbrun a conservé les traces de ses origines. Sur cette île entourée par le Dournaujou et bordée d’étangs, un tertre, situé à quelques mètres du château, signale la motte castrale, érigée au XIe siècle, qui précéda la forteresse, construite en 1180, alors qu’Aymeric Brun était seigneur des lieux.

Si celle-ci a conservé son donjon de 35 mètres de haut, surnommé « Le Grand Jacques », le reste de l’édifice est le fruit d’aménagements réalisés au cours des siècles, se dotant notamment de quatre tours rondes d’enceinte dentelées et surmontées elles-mêmes de tourelles, d’un hôtel de chevaliers dont les ruines sont encore visibles, d’une grille d’entrée au XIIe siècle, ou d’un pont levis au XVIIIe siècle.
Le seigneur du lieu, Pierre Brun, fut, avec Pierre Basile, un des défenseurs de Châlus-Chabrol en 1199, lors de la bataille ou périt Richard Cœur de Lion. Le château subit des dommages à l’occasion des conflits, comme au XIVe siècle, sous les coups des troupes anglaises, et fut restauré au XVe siècle par Pierre de Montbrun, évêque de Limoges, se transformant progressivement en demeure de plaisance. Un cadre auquel il faut ajouter un domaine de 168 hectares, avec ses prairies, sa rivière, sa chute d’eau et ses arbres séculaires. Pendant la révolution le château fut pillé, puis restauré en 1871, pour être inscrit aux monuments historiques en 1946. Une nouvelle restauration fut réalisée en 1995 par son nouveau propriétaire.

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Une visite immersive
Son imposante stature, ses anciennes douves et l’étang qui le reflète confèrent au lieu une atmosphère de conte de fées ou de légende médiévale, confortée par l’aménagement intérieur, composé avec soin par les propriétaires. Une salle reconstituant la table ronde de la légende, une bibliothèque sur deux étages aux boiseries remarquables, une salle de dîner, un grand salon avec cheminée d’époque, un mobilier choisi, ainsi que des tapisseries et des armures, constituent le décor d’un véritable voyage dans le temps.
Le château apparaît d’ailleurs, à l’arrière-plan, dans une scène du film Les Visiteurs, réalisé en 1993 par Jean-Marie Poiré. Un décor de 3500 m² aux quinze chambres, toutefois aménagé également au goût du jour, avec des équipements beaucoup plus modernes tels qu’un jacuzzi ou un sauna. Par ailleurs, une taverne, en lisière du domaine, tenue par les propriétaires, attend les visiteurs dans une atmosphère inévitablement médiévale.














